Un grand classique de la culture végétale in vitro est le micro-bouturage ou micro-propagation.
Comme son nom l'indique on fait de la multiplication végétative à partir de fragments d'un plant mère. On obtient ainsi des clones du parent.

Le principe est que, théoriquement, chaque cellule est totipotente, c'est-à-dire capable de devenir n'importe quel type de cellule différenciée au sein d'un organe : cellule de racine, tige, feuille, fleur, etc. Normal : toutes les cellules d'une plante possèdent intégralement le même patrimoine génétique (les mêmes chromosomes).
En fonction de nombreux facteurs internes (hormones, cellules proches, etc.) ou externe (température, lumière etc.), les gènes pourront ou non s'exprimer, conférant à la cellule un rôle dans l'organe où elle se trouve.

Voilà pour la théorie simplifiée à l'extrême (c'est peu de le dire !).

Dans la pratique, beaucoup de plantes, contrairement à la plupart des animaux, ont la capacité de voir leurs cellules spécialisées se dé-différencier pour se re-spécialiser différemment.

Par exemple en mettant quelques jours une branche de saule dans l'eau on voit des racines se former : certaines cellules de la tige se dé-différencient pour devenir des cellules de racines. Mais toutes les cellules du saule n'ont pas cette capacité du fait de l'inhibition plus ou moins importante de cette capacité de dé-différenciation.

Bonne nouvelle chez les orchidées : ce phénomène se produit également ! Chez le Phalaenopsis par exemple, il peut se produire naturellement : de nouveaux plants apparaissent sur les hampes florales. C'est ce qu'on appelle les keikis.

Ces quelques explications étant données, il ne reste plus qu'à passer à la pratique !